[Prodigium]

Humph... Une description, t'es sûr?

mercredi 20 août 2008

[chapitre45] Chanter en travaillant (ou pas)

En exclusivité pour vous aujourd'hui et grâce à notre envoyée spéciale dans les contrées sauvages du dur labeur,

Le Top10 des Chansons Que Vous Ne Chanterez Pas Au Travail
(Nonon.)

(Il peut en aller de votre survie.)

10ème position : Part Of Your World -  La Petite Sirène
Parce que personne n'a l'air de comprendre votre engouement pour les chansons Disney. Tas d'incultes, va.
(Marche aussi avec : La reprise de Skye Sweetnam - si vous avez la pêche)

9ème position : Honesty - Billy Joël
Parce que même si la chanson est belle et plaît à tout le monde, vous vous y prenez un peu trop. Non, ce n'est pas un piano que vous maniez là, mais un chiffon.

8ème position : Le Lion Est Mort Ce Soir - Pow Wow
Parce que vous allez péter les tympans de tout le monde, et vos collègues vont péter leurs balais sur votre tête. A noter aussi que s'il y a eu un décès et que vous n'êtes pas encore au courant, c'est d'assez mauvais goût. Et si la surveillante passe, c'est vous qui êtes mort ce soir, si je puis me permettre.

7ème position : Il Me Dit Que Je Suis Belle - Patricia Kaas
Parce qu'il faut y mettre l'intonation et de la voix, et il paraît (il paraît) que ça dérange les patients en train de dormir, et les collègues en train de papoter. Et puis accessoirement, parce que vous avez pas l'air con avec votre balai comme micro.

6ème position : Boom Boom Boom Boom - Vengaboys
Parce que sans musique, vous avez vraiment, mais vraiment l'air... Bon, pas très intelligent. (Même avec musique, en fait.) Et arrêtez (d'essayer) de faire la choré.

5ème position : My Heart Will Go On - Céline Dion
Parce que vous vous faites du mal. Ce qui, quand on bosse dans une clinique, n'est pas la meilleure idée qui soit. Inutile de tomber aussi bas.

4ème position : I wanna be like you - Smash Mouth (reprise de The Jungle Book)
Parce que même si y a pas la musique, vous ne pouvez pas vous empêcher de danser en même temps, et en plus de vous retarder dans votre travail, ça attire des curieux.
(Marche aussi avec la reprise de Pow Wow)

3ème position : If You Were Gay - Avenue Q
Parce que même si vous servez d'interprête dans la clinique, il y a tout de même des gens qui comprennent des bouts d'anglais. Mais juste des bouts, en fait. Pas souvent les bons.
(Marche aussi avec : The Internet is for porn - Avenue Q)

2ème position : P'tit lapin plein d'poil - Tzek et Pido
Parce que vous avez l'air d'un débile fini, en fait.

1ère position : Il n'y a pas d'amour heureux - interprété par Brassens
Parce que du coup, avant d'avoir envie de se tirer une balle dans la tête, vos collègues ont très envie de vous assassiner d'abord (peut-être à cause d'une pénurie de mouchoirs et d'anti-dépresseurs ?). Quoiqu'il en soit, celle-ci pourrait vous coûter la vie - ou le moral, si vous êtes seul. Elle mérite bien sa place dans le Top10.

A bannir absolument : les compositions de votre cru. N'oubliez pas que vous êtes entouré d'ignares.

Posté par Gwendolen66 à 21:10 - Livre II - Personnage(s) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 18 août 2008

[chapitre44] And it feels like I don't know anything

J'ai des périodes, sans doute lorsque la fatigue s'accumule en moi, où je me sens comme une coquille vide. C'est très désagréable.

Souvent, ça arrive lorsque je lis ou vois quelque chose de proprement époustouflant, ou bien quelque chose qui remue mon petit quotidien mental - quelque chose qui me rappelle que rien ne s'arrête à la grille d'un joli jardin bien entretenu. Ca reste une période, où je me trouve incapable de penser à autre chose et de cesser de me sentir toute petite dans un univers trop grand, donc ça s'arrête assez rapidement, mais tout en revenant par fréquences.

C'est, en effet, désagréable de ne plus avoir d'idées, d'inspiration, d'aspirations même. Un temps mort, quoi. Comment se sentir la tête vidée pourrait être agréable, après tout ? Pourtant, d'un côté, c'est bien, un peu, d'alterner. Si je ne (re)prenais pas si brusquement conscience, de temps en temps, que je ne sais rien, je finirais par croire que l'Homme domine le monde. Je serais tombée bien bas.

Mais au final, la période se termine par un sentiment d'exaltation intense. Des impressions de "j'y arriverai jamais" qui se heurtent à une excitation sans faille, tout ça pour dire "j'ai trop de choses à découvrir", des étoiles plein les yeux.

Alors, je me dis, ça doit être ça, la Mélancolie. Un souffle qui nous remplit la carcasse lorsqu'on l'inspire, puis nous laisse vide alors qu'on l'expire, avant de revenir et continuer toute une vie. 

Posté par Gwendolen66 à 12:09 - Livre II - Personnage(s) - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 16 août 2008

[chapitre43] Ceci est une joke privée

Comme d'habitude, j'l'ai pas dit...

Fab : tant pis pour toi voila *boude*
Gwendolen : bouh j'vais rater batman x3
(...)
Fab : tu vas rater notre compagnie surtout
Gwendolen : zavez qu'à choisir des bons films x3 krr krr krr
Fab : a daccord c pasque yavait pas la limousine pour sa seigneurie en fait
Gwendolen : ?
Fab : jfaisais une blague que je suis seul a comprendre
Gwendolen : on dirait ^^;
Fab : gouts elitiste/bourge
Gwendolen : ah
Gwendolen : juste bon gout
Fab : quesque je disais
Gwendolen : n'empêche, un des arguments de nicolas étant "on a besoin d'une fille pour pas paraitre gays"
Gwendolen : vu que vous allez voir un mec en collants moulés, et ce avec enthousiasme, c'est rapé quoiqu'il en soit x3
Gwendolen : *se protège la tête*
Fab : je dois avouer que c finement trouvé
Fab : mais le mec en collant moulé, en costard il a la classe
Gwendolen : c'est ballot, quand il est en costard, tout le monde se fout de son existence x3
(...)
Fab : a ca c toi qui le dit !
Fab : ca reste un homme influent en costard *mm*
Gwendolen : tu es encore plus enthousiaste que je ne le pensais didonc... x3
Fab : bon javoue que nos duels de mauvaise foi me manquaient

... mais moi aussi, en fait =)

Epilogue
Gwendolen : c'toi la mauvaise foi
Fab : non stoi
Fab : avec s
Fab : sinon ca fait ktoi
Fab : et c plus francais
Gwendolen : c'toi l'analphabete ><
Gwendolen : va bouffer, espèce de kikoolol
Fab : quel affront
Gwendolen : y a que des kikoolol pour aller voir batman x3
Fab : moi qui fait leffort de maintenir une orthographe potable
Gwendolen : ah? x3
Fab : spece d'otaku
Gwendolen : c'est mieux :P
(...)
Fab : ca reste a voir
Gwendolen : c'est tout vu x3
Fab : bon me semblait avoir dit que jallais manger

Posté par Gwendolen66 à 17:47 - Livre I - Contexte - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 5 août 2008

[chapitre42] Série pour s'amuser : les gags à (se) faire avec des gants médicaux (ou pas)

[NdlB : n'ayant pas vraiment de temps pour autre chose en ce moment - enfin, si, un peu, mais ça vous regarde pas ou alors ça viendra plus tard - oui, vous allez en bouffer, des anecdotes du boulot.]

Petits gags pour de rire avec ces foutus gants en latex de la clinique quand on a des petites mimines :

- Se scotcher les gants avec du sparadrap
( - Au secouuurs, je peux plus bougeeer !
- Ah, il va falloir amputer didonc.*
- ...)

- Se pincer un bout du gant sous un plateau lourd et faire "AIE" très fort
( - ...?
- Un... Un réflexe...)

- S'amuser à faire "flap-flap" avec les gants trop grands juste au moment où passe la surveillante.
( sans commentaire )

- Se foutre de l'eau dans le gant en rinçant une tasse
( - Didonc, t'as pas la main un peu grosse là ?
- ...? KYAH !! )

- Se mordre (fort) le doigt à la place du gant en voulant l'enlever
( - Rah mais arrête de crier, c'est qu'un gant !
- Mais... Mais non ;_; )

- Péter un câble à force de se scotcher les gants avec du sparadrap juste au moment où passe la surveillante
( sans commentaire )

- Passer la journée à fixer sa collègue avec des yeux noirs jusqu'à ce qu'elle craque parce que tout ce qu'elle vous a dégôté, c'est des gants taille XXL, et qu'en plus, ça la fait rire
( - Booon, d'accord, c'était pas drôle ! Laisse moi aller aux toilettes maintenant !!)

BEST OF  : se faire un noeud avec le bout des doigts (des gants) derrière la tête en nouant son masque de protection
( - Au... Au secouuurs bouhouhouu...
- ... Attends, bouge pas, là je prends une photo !)

*Série "les infirmiers sont des chieurs" à venir.

Posté par Gwendolen66 à 11:00 - Livre II - Personnage(s) - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 3 août 2008

[chapitre41] Une clinique, c'est un carrefour social sans priorités à droite. Des fois, tu passes pas.

Un jour, si tu te trouves justement dans une clinique, tu peux, en passant devant une chambre isolée, entendre des appels venant de celle-ci. Comme tu es jeune, l'impulsivité est encore un art chez toi, et même si tu n'es pas une infirmière, tu frapperais, et rentrerais.

A la porte qui s'ouvrirait, les appels ne varieraient pas d'un poil, et comme tu serais plus proche, tu comprendrais que de simples appels, point. Des cris, plutôt. Des cris qui te feraient immédiatement peur.

Allongée sur le lit, tu verrais une vieille femme, se débattant dans ses draps à coup de gestes faibles et complètement disloqués, une de ses jambes pendant un peu hors du lit. Elle serait bandée d'un peu partout, et tu constaterais qu'elle n'est pas réellement une vieille femme. Un peu âgée, certes, mais pas "vieille femme", avec l'image des rides et de la sècheresse qui accompagne un tel terme.  Elle a les rides, et la sècheresse même, mais malgré tout, sur son visage où deux yeux trop clairs seraient en train de fixer l'invisible au-dessus d'elle, tu verrais que non.

Tu sortirais brusquement de ta transe, et tenterais de couvrir avec douceur - peine perdue - les cris. Et elle crierait, au secours, pitié, s'il vous plaît, s'il vous plaît, mademoiselle, pitié, et toi, sans trop savoir si ta présence est connue, tu répondrais presque en murmurant, tu dirais que tu es là, tu demanderais ce qu'il y a, tu demanderais si tu peux faire quelque chose pour elle, si elle veut que tu appelles l'infirmière - même si ça, tu serais de toute façon sur le point de le faire.

Tu n'obtiendrais pas d'autre réponse que les supplications, sache-le. Tu fixerais ses bras maigres gesticuler au hasard, et sans y penser, leur ferait rencontrer ta main. Aussitôt, les cris cesseraient, tu ne dirais plus rien, et elle serrerait ta main à t'en faire mal. Elle te ferait mal. Sauf que tu ne t'en rendrais pas compte tout de suite. Ses yeux fixeraient toujours l'invisible, mais tu aurais l'impression qu'une tempête s'y serait alors calmée. Et là, dans le nouveau, fragile, étrange silence, il te viendrait une autre impression. Celle qu'elle serait "partie".

Puis, le temps te reviendrait en pagaille, et tu murmurerais quelque chose, tu ne saurais trop quoi, et elle te lâcherait la main comme on lâche une corde, à bout de force. Te sentant clairement inutile, en panique, ne sachant absolument pas quoi faire, tu sortirais en balbutiant que tu vas chercher une infirmière, et c'est ce que tu ferais.

"La dame de la 17 a crié", dirais-tu. Et l'infirmière hocherait la tête en souriant paisiblement. Elle prendrait ta place dans la chambre, en lançant son terrible "Coucou, comment ça va ?" si absurde qu'elles disent toutes si souvent, et tu te sentirais un peu bête, un peu beaucoup, sous la normalité revenue  de la situation, et tu partirais sans écouter la réponse.

Quelques jours plus tard, peut-être très peu de jours en réalité, tu apprendrais que "la dame de la 17" est morte. A la façon dont tes collègues de travail en parleraient, tu comprendrais que ce n'est pas rare ce genre de chose, et tu le saurais déjà en fait, mais leur ton blasé ne te laisserait pas de marbre. Tu leur demanderais, et tu apprendrais que cette dame a sans doute subi le retour d'un trop plein d'alcool, et qu'elle délirait souvent.

Et toi, tu n'oublierais jamais dès lors son visage vieilli et ses yeux qui voient autre chose et sa main osseuse qui s'aggripe à la tienne. Tu te demanderais bien des choses, si elle a jamais su quelque chose de ta présence près d'elle, si tu n'as pas causé plus de mal que de bien, si tu ne te prendrais pas la tête pour rien...

Mais tu saurais au moins une chose. C'est que tu ne regretterais jamais d'avoir entendu ces cris dans le vent, et le silence qui suit la Solitude avec un grand S. Même si cela te hanterait longtemps de l'avoir connu.

Posté par Gwendolen66 à 14:09 - Livre II - Personnage(s) - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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